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NADÈGE DAUVERGNE – Ecureuils des villes

NADÈGE DAUVERGNE – Ecureuils des villes

290,00 

Lithographie de Nadège Dauvergne intitulée « Ecureuils des villes »
« xx » exemplaires
Dimensions 40 x 60 cm
Œuvre réalisée sur papier Velin BFK Rives, 250 gr.
Acrylique
2022

Informations complémentaires

Jusqu'où ne montera-t-il pas ? Cet écureuil pressé ne cherche guère à s’attarder. A l’agitation de la rue, il préfère les cimes plus tranquilles où, dans le faitage des toits, il élit domicile. Mais les branches des arbres auxquelles il grimpait naguère sont désormais gouttières et d’une voie d’aération il doit faire son nid. Son compère, à son arrivée, est sort de leur repaire. A quel dialogue se livrent-ils ? Nadège Dauvergne, en fine observatrice de la nature, nous livre ici une saynète dont il nous appartient d’imaginer l’histoire. Si d’aucuns voient encore en l’écureuil le symbole d’une ambition élevée dont le surintendant Fouquet fut autrefois la proie, on peut, plus prosaïquement, voir en lui la vertu de l’économie. Mais des noisettes à épargner, il ne sera plus question. Dans son nouvel état, le rongeur empanaché doit glaner d’autres denrées, plus manufacturées. Car Nadège Dauvergne, à l’aide de ses pinceaux, vient nous alerter sur la migration des animaux sauvages dans nos villes. Chassés par l’industrie humaine de leur habitat sylvestre, l’écureuil et avec lui toute un aréopage sauvage se réfugient dans la cité. Ainsi en va-t-il du renard et du chevreuil, du faucon et du sanglier, nouveaux hôtes urbains devant cohabiter avec l’humain. Quel statut allons-nous accorder à ces nouveaux concitoyens ? En nous restituant, dans sa délicate palette, la poésie de cette apparition furtive, l’artiste veut nous prévenir du drame à venir. De ces écureuils égarés, Nadège Dauvergne restitue la beauté sauvage pour mieux nous inviter à réfléchir aux moyens de la préserver.

Cyrille Gouyette
Février 2022